Excision, parlons-en !

L'envers du décor...

Les produits clito united colors sont colorés, amusants et déroutants. Ils fleurent le plaisir d’être, d’arborer sa féminité ou sa sexualité à sa manière, libre.

Avez-vous déjà entendu parler des mutilations sexuelles féminines ? 3 millions de filles et de femmes sont à risque chaque année, partout dans le monde. Aujourd’hui encore, 200 millions de femmes sont concernées en Amérique, en Asie, en Afrique, en Europe.

L’ONU ¹, l’UNICEF ², l’OMS ³, ainsi que nombre de gouvernements condamnent ces pratiques qui représentent une multiple violation : notamment une violation des droits des enfants, des droits des femmes, droits de la santé. Elles sont pratiquées principalement dans 31 pays et pénalement interdites dans 25 d’entre eux.

¹ Organisation des Nations Unies.
² Fonds des Nations Unies pour l’Enfance.
³ Organisation Mondiale de la Santé.

L’OMS a établi une typologie des différents types de mutilations sexuelles féminines:

  • Le type 1, la clitoridectomie : l’ablation totale ou partielle du gland du clitoris;
  • Le type 2, l’excision : l’ablation totale ou partielle du gland du clitoris, des grandes et/ou des petites lèvres;
  • Le type 3, l’infibulation : accolement des grandes lèvres entre elles, avec ou sans l’ablation totale ou partielle du gland du clitoris;
  • Le type 4 qui représente toutes les autres formes (piquer, gratter, bruler,  etc…) ainsi que la médicalisation de la pratique : les MSF tendent à être pratiquées de manière croissante par des professionnel‧le‧s de la santé.

Les mutilations sexuelles féminines sont, dans la majorité des cas, pratiquées par des exciseuses ou des accoucheuses, dans des conditions d’hygiènes précaires. La pratique se généralise de plus en plus en milieu hospitalier.

Mais pourquoi ?

Crédit visuel – Jilla Dastmalchi

Les mutilations sexuelles féminines sont la norme au sein des communautés qui les pratiquent: une jeune femme qui n’est pas excisée sera pointée du doigt par ses pairs, mise à l’écart au sein de sa propre communauté.

Au sein des communautés qui la pratiquent, les femmes font face au risque d’une mutilation sexuelle tout au long de leur vie.
Néanmoins, les personnes les plus à risque ont moins de 20 ans.

Les mutilations sexuelles féminines sont apparues bien avant les principales religions monothéistes, elles n’ont donc rien à voir avec la religion: elles sont le reflet d’une domination patriarcale, d’un exercice de contrôle du corps et de la sexualité des femmes.
Lorsque le clitoris est mutilé, les femmes sont perçues comme pures.

Il y a urgence. Ensemble, nous pouvons faire bouger les lignes, déconstruire les idées reçues, les préjugés et stéréotypes. Ensemble, faisons respecter les droits des femmes et des filles partout dans le monde!

Mais comment faire ?

  1. Arborer : vous portez fièrement un ou plusieurs clitoris, vous avez rejoint le mouvement, vous travaillez déjà en faveur de l’abandon des mutilations sexuelles féminines;
  2. Communiquer : expliquer que le clitoris est un organe unique, dédié au plaisir, qu’il n’est pas sale, qu’il n’est pas laid, qu’il est partie prenante et essentielle de la sexualité féminine.
  3. Donner : c‘est naturellement que nous avons décidé de reverser 10% de chaque vente de clitoris à l’association Excision parlons-en ! Acteur dynamique et engagé. Vous pouvez également effectuer des donations spontanées vers notre partenaire.
  4. Se mobiliser : consultez notre agenda pour découvrir les prochains événements.

Excision parlons-en !

Excision parlons-en ! est une association loi 1901 crée en 2013 face à un triple constat:

  1. En France, il n’y avait pas de plateforme réunissant toutes les informations liées aux mutilations sexuelles féminines,
  2. Les médias se désintéressaient à l’époque de la question,
  3. Et les différent.e.s professionnel.le.s (santé, social, para-médical, associatif etc) n’avaient que très peu de liens entre eux.

Excision, parlons-en ! a remédié à tout cela.

Concrètement, Excision, parlons-en ! fédère des associations et d’autres personnes morales et physiques sur la thématique de l’excision en France et dans le monde, sur la défense des droits humains et des droits des femmes.

L’association est une plateforme qui rassemble des acteurs très différents (associations œuvrant à la prévention des MSF ; à l’accompagnement des femmes excisées ; des juristes et associations spécialisées sur les questions de droit d’asile ; associations œuvrant pour l’abandon des MSF dans les pays d’origine ; associations issues des diasporas ; militant.e.s ; chercheur.euse.s) sans se substituer à eux.

Excision, parlons-en ! leur propose d’œuvrer à la disparition des mutilations sexuelles féminines en privilégiant un travail en réseau (débats, renforcement d’expertises et échange d’expériences), en interpellant les décideur.euse.s publics et en diffusant de l’information sur l’évolution de la pratique dans le monde, en Europe et en France. L’excision est une norme sociale profondément ancrée chez les populations qui la pratiquent et peut prendre diverses formes et évoluer dans le temps. Excision, parlons-en ! croit fermement que seules des réponses transversales permettront de mettre fin à ces pratiques.

Aussi, tous les ans est menée une campagne de sensibilisation juste avant les départs pour les vacances d’été : #AlerteExcision. Elle a pour objectifs d’alerter le grand public sur cette pratique, et de prévenir et protéger les adolescentes qui pourraient être à risque.
Pour rappel, 3 jeunes filles sur 10 dont les parents sont issus d’une communauté qui pratique l’excision sont à risque.

Ils interviennent également au sein d’établissements scolaires pour informer et sensibiliser les jeunes ; mais également auprès des personnes concernées.

Vous êtes témoin ou victime d’une mutilation sexuelle féminine ?
Comment procéder au signalement ? Où trouver de l’aide ?